La justice pour les innocents palestiniens et contre l’impunité des crimes israéliens.

A Gaza, les jours passent mais ils se ressemblent en apportant leur terrible lot de victimes innocentes et l’horreur des bombardements sommaires mais aussi ciblés des journalistes par l’armée israélienne. Ainsi, juste aujourd’hui trois journalistes (Hamza Waël Dahdouh, Mustapha Thuraya) et un autre journaliste Ali salem Abou Ajoua ont été ciblés par des frappes de l’armée israélienne alors que les deux premiers circulaient dans une voiture dont le toit sur lequel est écrit le mot presse donc difficile à ne pas identifier allongeant le nombre de journaliste tués depuis le début de la guerre à Gaza soit le 7 octobre 2023 à cent dix victimes atteignant un record sur une période de plus de trois mois. Pour justifier son crime, l’armée israélienne a par la suite affirmé que les deux hommes avaient utilisé un “engin volant” qui constituait une menace pour les soldats sur le champ de bataille. Dès lors, Israël considère que les personnes tuées étaient des terroristes et non des journalistes. Rassurez-vous Israel trouve toujours une excuse pour justifier son crime. Ainsi, pour justifier la destruction des hôpitaux tel que l’hôpital Chifaa, l’armée israélienne a déclaré que le commandement du Hamas se trouvait dans l’hôpital. Pour détruire des écoles et des lieux de culte, l’armée répète la même excuse à savoir des terroristes qui utilisent ces lieux pour lancer des attaques. Des blocs entiers d’habitations sont détruits avec toujours la même excuse que des terroristes se cachent dans ces maisons et voilà qu’à leurs tours, c’est les journalistes qui sont ciblés et deviennent des terroristes sans jamais apporter la moindre preuve de ce qu’elle avance alors que ses avions (aussi des drones) et ceux des américains et des britanniques scrutent minutieusement la bande de Gaza 24h/24 dans le cadre du renseignement militaire. Après plus de trois mois de destruction, le Hamas a conservé sa capacité militaire intacte mais l’armée israélienne continue toujours de cibler les civils et la question reste entière concernant les endroits civils qu’Israël accuse le Hamas d’utiliser pour ses activités militaires.

Quant aux bombardements sommaires, elles ont fait 22’835 tués dont au moins 10’000 enfants, 58’416 blessés et on estime à 7’000 personnes disparues sous les décombres et les débris. Toutes ces personnes tuées sont des civils innocents. Par ailleurs, les responsables Israéliens parlent ouvertement de faire partir le reste de la population palestinienne vers des pays d’accueil comme migrants rendant clair le projet israélien celui de vider le territoire de la bande de Gaza de sa population et par la suite de le récupérer. Par conséquent, le discours des autorités israéliennes qui se traduit par des actes de bombardements sommaires et aléatoires qui ont détruit plus de 70% des bâtiments public des habitats et entraîner des pertes humaines et des blessés décrit auparavant et près d’un million neuf cent mille (1,9 million) de déplacées visent uniquement à ce que l’occupant annexe le territoire de la bande de Gaza.

Sur le plan du droit international humanitaire (DIH) qui régit le droit de la guerre, Israël est la force militaire occupante, donc c’est sur elle que revient la responsabilité de veiller sur la sécurité des civils et des bâtiments publics et privés. En ce qui concerne les déplacés, des règles spécifiques du DIH exigent qu’en cas de déplacement, toutes les mesures possibles doivent être prises pour les accueillir dans des conditions satisfaisantes de logement, d’hygiène, de salubrité, de sécurité et d’alimentation et pour que les membres d’une même famille ne soient pas séparés les uns des autres. Or, on assiste à des situations kafkaïenne où l’armée israélienne indique les zones auxquelles les civils doivent se déplacer pour être à l’abri de bombardement, une fois sur le chemin ou dans la zone indiquée en brandissant parfois un drapeau blanc ils se font bombarder. Cette situation s’est produite à plusieurs reprises et ne touche pas uniquement les civils mais aussi le personnel du CICR. Le plus souvent et durant la nuit, les civils se font bombarder chez eux sans même être averti pour se mettre à l’abri.

La population n’est pas approvisionnée en eau potable mais même les réservoirs ou les stations de dessalement ont été détruites ce qui occasionne des maladies tel que des gastro-entérites infectieuses qui peuvent être mortelles chez les bébés. La famine sévit puisque l’aide humanitaire rentre au compte-goutte. Ainsi, avant la guerre il y avait cinq cent camions qui rentraient par jour par le poste frontière de Rafah alors, qu’actuellement il n’y a qu’une centaine de camions tout au mieux. Questionnés sur le nombre de repas qu’ils prennent, la majorité de la population de Gaza a déclaré qu’ils ne mangeaient qu’un seul repas fait le plus souvent de riz par jour dans les meilleurs des cas et peuvent rester des jours sans rien manger. Par ailleurs, le carburant n’est livré qu’à des quantités insuffisantes qui couvrent le plus souvent que quelques jours pour faire fonctionner les groupes électrogènes des hôpitaux par exemple et même les panneaux solaires ont été détruits privant certaines structures de santé d’énergie. Le système de santé a été réduit au strict minimum avec un effondrement total au point que les chirurgiens suturent les blessés et font des interventions sans anesthésie.

Les lieux de cultes tels que les églises et les mosquées n’ont pas échappé à la destruction tout comme les écoles de l’agence onusienne de l’UNRWA ou se sont réfugiés des centaines de civils mais malheureusement n’ont pas été épargnés par les bombardements, ce qui signifie qu’aucun lieu dans la bande de Gaza n’est sûr pour la population de 2.2 millions. Les soldats israéliens font exploser les écoles de l’UNRWA tout en prenant des selfies, heureux de leurs méfaits. La haine des palestiniens a atteint un niveau sans précédent au point que quatre otages israéliens torse nu brandissant un drapeau blanc et qui crié en hébreu à l’aide pour signifier qu’ils se rendent, n’ont pas été épargné trois ont été tués et un qui a réussi à s’échapper pour s’abriter puis en soulevant une pancarte en hébreu disant qu’il est un otage israélien et crier en hébreu pour appeler à l’aide avant d’être tué à son tours. Cette histoire à elle seule traduit les violations flagrantes du droit humanitaire international à Gaza et que nul n’est épargné, même pas les israéliens otages pour lesquels Israël déclare qu’elle fait la guerre pour les récupérer. Dès lors, Israel n’a pas violer le droit international humanitaire ou droit de la guerre uniquement envers les palestiniens mais aussi envers les Israéliens.

Finalement, pour couronner les violations du droit humanitaire international, Israël s’attaque aux journalistes pour que ses violations et ses crimes ne soient pas mis à jour et connus du monde entier. Ainsi, elle a tué cent dix journalistes et photographes palestiniens, quant au journaliste étranger qui demande une autorisation, il essuie un refus catégorique et systématique. En agissant ainsi, Israël montre qu’elle bénéficie d’une impunité totale grâce au soutien inconditionnel des occidentaux avec à leur en tête les États Unis qui achemine d’une manière continue par un pont aérien des bombes qui atterrissent sur les têtes de la population civile de Gaza. Récemment, l’Afrique du sud a déposé une plainte pénale contre Israël auprès de la Cour pénale internationale. Franchement, HAQQI espère que la suite que la Cour pénale internationale donnera à cette plainte soit favorable et aboutisse à un cessez-le-feu imposé à Israël pour que nous ne soyons plus des témoins impuissants de l’impunité et que cesse les massacres des civils et l’horreur à Gaza.

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