Plus de quatre vingt dix-neuf (99) personnes qui travaillent dans le secteur de la santé ont été arrêtées sur leurs lieux de travail à savoir les hôpitaux depuis l’invasion de Gaza par l’armée israélienne. Après leur libération, elles ont déclaré qu’elles ont été torturées et elles ont subi des traitements dégradants a rapporté le ministère de la santé à Gaza. Cette situation ne concerne pas uniquement la bande de Gaza mais aussi la Cisjordanie ou plusieurs cas de torture ont été rapporté voire certains ont été torturée jusqu’à la mort. Le droit international humanitaire interdit l’arrestation du personnel de santé dans l’exercice de leur fonction et constitue un crime de guerre punissable. Pourtant, Israël est signataire de la convention contre la torture et les traitements dégradants ainsi que le droit international humanitaire. Cependant, confiante du soutien total de ses alliés américains et occidentaux, elle les a complètement ignorés et se comporte comme un état intouchable au-dessus de la loi.
Pour justifier l’attaque des hôpitaux, Israel a d’abord accusé le Hamas d’utiliser les hôpitaux dont l’hôpital Chifaa comme un poste de commandement pour ses activités militaires ce qui lui enlève tout droit de protection selon le droit international humanitaire sans jamais apporter la moindre preuve convaincante et d’autre part, d’utiliser les civils comme bouclier humains. Cependant, ni la destruction des hôpitaux ni la tuerie des milliers de civils innocents n’ont démontré la thèse israélienne soutenu pourtant largement par les occidentaux (Américains et les vingt sept pays de l’Union Européenne). En outre, les capacités militaires du Hamas sont resté intactes, ce qui contredit la thèse israélienne et permets d’ ouvrir la possibilité à d’autres hypothèses qui sont plus convaincants comme celui par exemple de faire fuir la population pour s’accaparer le territoire. A cet égard, le fait de viser les hôpitaux que ce soit en détruisant les bâtiments ou en arrêtant le personnel à pour objectif d’empêcher la population civile d’utiliser ces structures comme des abris et de se faire soigner après les bombardements sommaires qui ont occasionné jusqu’à maintenant plus de 60’000 blessés et plus de 23000 morts dans 60% des enfants selon les sources du ministère de la santé palestiniennes à Gaza. Selon le docteur Ashraf Al Kidra, responsable auprès du ministère de la santé palestinien à Gaza, trois cent vingt six (326) cadres (médecins, infirmiers(es), techniciens de radiologie, laborantins) de la santé ont été tués, cent cinquante (150) structures de santés ont été visé par les bombardements dont trente hôpitaux ont été complètement anéantis et cinquante trois (53) unités d’urgences médicales sont devenu non fonctionnelles. Cent quatre (104) ambulances ont été complètement détruites et mises hors services. Les routes ont été détruites par les bulldozers et les bombardements d’immeuble les rendant impraticables pour acheminer les blessés vers les structures de santé.
Les soldats israéliens s’activent à détruire les tombes et des cimetières entiers avec les bulldozers Caterpillar D9 pour d’une part effacer toute trace de leur crime et d’autre part pour provoquer des risques de maladies avec des odeurs de putréfaction des corps en décomposition. Il faut dire qu’Israel fait vivre un calvaire et l’horreur à la population de Gaza pour la faire fuir et malgré cela et avec beaucoup de courage, elle continue de résister et refuse d’abandonner le territoire et préfère mourir plus tôt que de partir.
La situation humanitaire est désespérée et aggravée par le manque d’eau potable, d’aliments ainsi que des médicaments qui entrent à Gaza par le poste-frontière de Rafah poussant les chirurgiens à opérer sans anesthésie. Seule la mise en place d’hôpitaux de campagne par des organisations humanitaires internationales pourrait améliorer la situation sanitaire de la population de Gaza mais en absence d’un cessez-le-feu durable on voit mal comment ces solutions peuvent être mises en place. Israël n’hésite pas à bombarder la zone de Rafah pour empêcher toute entrée de l’aide humanitaire. La conjugaison des bombardements sommaires visant les structures de santé et les habitations de civils à pour objectif de rendre impossible la vie et de faire fuir la population de Gaza. Ainsi, soixante dix pour cent (70%) des constructions ont été détruites dans la bande de Gaza d’après une étude récente basée sur les observations par des satellites selon le New York times.
L’objectif ouvertement avoué d’Israël est de faire vider la bande de Gaza de sa population en la poussant à l’émigration pour se débarrasser définitivement d’elle ce qui constitue un crime de guerre. La livraison d’arme et de bombes par les Etats unis ainsi que d’autres pays occidentaux (Allemagne, Royaume uni, France et la Hollande) avec le silence complice de la communauté internationale est perçue par Israël comme un encouragement à sa politique criminelle et destructrice envers le peuple palestinien.