Le déni du droit international humanitaire aux Palestiniens


Les conflits militaires ont la propriété de tester la résilience des droits humains dont le droit
international humanitaire. Ainsi, le conflit Israélo-palestinien a mis au grand jour les violations du
droit humanitaire et de la guerre par l’état Israélien pour voir les civils paient et continuent de payer
un lourd tribu sous les bombes produites par les usines des pays occidentaux, acheminer par des ponts
aériens et utilisé par l’armée israélienne pour détruire la quasi-totalité des bâtiments à Gaza avec un
coût humain estimé à pas moins de 17490 personnes qui ont trouvé la mort dont 70% sont des enfants
d’après le ministère de la santé à Gaza. On peut se demander légitimement ce que l’armée israélienne
n’a pas violé dans le droit international humanitaire. Pour motiver l’usage des bombardements, les
responsables israéliens ont commencé par déshumaniser les Palestiniens allant jusqu’à les qualifier
d’animaux comme si les animaux n’avaient aucun droit de vie. Dès lors, pour justifier ce lourd bilan
de pertes humaines, les autorités israéliennes avancent l’argument que les combattants du Hamas
utilisent les civils comme boucliers humains, oubliant que même les civils qui se dirigeaient vers les
zones indiquées par l’armée Israélienne comme étant sûres en brandissant des drapeaux blancs se font
tuer, ceux qui essayent de s’abriter dans les écoles ou dans les courts des hôpitaux ne sont pas
épargnés et même ceux qui s’abritent dans les locaux des organisations internationales tel que celle de
l’ONU comme l’UNRWA qui sont pourtant connus de l’armée israélienne n’échappent pas aux
bombardements et rallonge la liste des victimes. La bande de Gaza est l’un des endroits les plus
densément peuplés dans le monde avec 2.3 millions d’habitant pour 365 kilomètres carré soit 6090
habitants par kilomètre carré, ce qui rend difficile la séparation des civils avec les militaires mais ne
donne pas un droit à l’agresseur d’éliminer les civils.
Dans le but d’empêcher de secourir les blessés civils palestiniens, les responsables Israéliens ont
trouvé des prétextes pour accuser l’organisation Hamas d’abriter son commandement dans des tunnels
situés sous les hôpitaux pour légitimer l’usage des bombes contre les structures de santé sans apporter
la moindre preuve, allant jusqu’à sortir des scénarios dignes des séries B en plaçant quelques armes
dans une salle de radiologie et plus exactement dans une salle équipé d’un appareil de radiologie de
type IRM oubliant que dans de telles salles les métaux sont interdit en raison du champs magnétique
qui risque de les avaler. Le plus remarquable, c’est que les forces spéciales israéliennes utilisent les
ambulances pour leurs activités avant de se faire démasquer suite à un accrochage avec les militants
du Hamas provoquant la mort d’un prisonnier et blessés gravement deux des assaillants avant de
prendre la fuite sous le couvert de bombardement aérien. A cet égard, ce qui est frappant, c’est que
toutes les structures sanitaires ont fait l’objet d’attaques pour les rendre non opérationnels afin que les
blessés ne soient pas soignés. En outre, comme si la destruction des hôpitaux n’était pas suffisante,
alors l’eau et l’électricité ont été coupé, privant la population d’éléments vitaux avec des
conséquences sanitaires graves qui risque de faire surgir des maladies infectieuses sans compter que
les incubateurs inactivés mettraient fin à la vie des prématurés. En plus, la population civile de la
bande de Gaza est soumise à des restrictions drastiques de nourriture pour l’affamer puisque les
autorités Israélienne interdisent l’accès des camions ravitailleurs. C’est vraiment une punition
collective des gazaouis qu’Israël leur fait subir dans le but de les faire partir et de se débarrasser d’eux
pour récupérer leur terre, ce que les responsables israéliens le déclarent ouvertement. Non content
d’avoir affamé, assoiffé, massacré, détruit leurs habitations, laisser sans soins, déplacer, voilà que
l’armée israélienne innove en mettant tous les hommes civils palestinien qu’elle arrête, nu en les
gardant uniquement en slip, les yeux bandés et les mains attachés à l’arrière qu’elle conduit dans des
camions vers un lieu inconnu.

La bande de Gaza n’est pas la seule partie de la Palestine qui subit des exactions des forces armées
israéliennes. Ainsi, les exécutions illégales par les colons, l’élimination physique de sang-froid
d’enfants et les arrestations par milliers par les militaires Israéliens sont devenues courantes en
Cisjordanie. On estime que plus de 4024 palestiniens sont détenus et près de 287 ont été tués depuis le
7 octobre 2023 mais les chiffres sont plus importants depuis le début de l’année avec plus de 483 tués
d’après les autorités palestiniennes. Quand les alliés d’Israël et dirigeants occidentaux essaient
d’appeler les Israéliens à la modération et la retenu pour épargner la vie des civils, les israéliens
n’hésitent pas à rappeler aux britanniques les milliers de civils allemand qui ont été tués lors de leurs
bombardements des villes allemandes tel que Dresde, Hambourg et Leipzig et aux américains les deux
bombes atomiques qu’ils ont lâché sur Hiroshima et Nagasaki (Japon) et qui ont conduit à la perte des
milliers de civils allemands et japonais durant la seconde guerre mondiale. Tout cela pour dire que
plus personne ne peut arrêter l’autre dans la course aux massacres et l’horreur.
Le palestinien n’est-il pas un humain comme tous les humains et n’a-t-il pas le droit à la vie ?
Pourquoi le droit international humanitaire n’est-il pas appliqué ? Que fait la communauté
internationale pour faire appliquer les conventions et traités que les pays en conflits ont signés ?
Telles sont les questions que se posent les palestiniens ainsi que toutes les personnes éprises de la paix
et du respect du droit pour fustiger l’horreur que vivent les civiles de la bande de Gaza. Le système
qui permet de faire appliquer ces conventions qui est le conseil de sécurité de l’ONU est pour le
moment en panne et paralysé, il est dominé par les cinq membres permanents détenteurs de droit de
vétos (USA, UK, Russie, France et la Chine) et il suffit qu’un seul brandi son véto pour bloquer toute
décision de paix. Pour le moment, c’est les américains, grand soutien d’Israël, qui bloquent toute
initiative de paix en menaçant d’utiliser leur véto et ce depuis le début de la guerre ou ils l’ont déjà
utilisé à deux reprises. En attendant une possible réforme de ce système, nous devons nous contenter
de compter sur les peuples libres pour manifester leurs mécontentements du soutien aveugle de leurs
dirigeants à Israël au dépend des civils palestiniens pour qu’ils exercent à leurs tours des pressions sur
les dirigeants israéliens pour mettre fin à l’horreur, les massacres des enfants, des femmes et des civils
innocents.

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