Alors qu’il se trouvait jeudi le 18 janvier à la réunion annuelle à Davos en Suisse dans le cadre du forum économique mondial, des plaintes pénales ont été déposées à Bâle, Zürich et Berne auprès du procureur du ministère public contre le président Israélien Isaac Herzog. Ces plaintes seront traitées selon la procédure habituelle a déclaré le ministère public de la confédération d’après keystone-SDA, l’agence de presse Suisse. Par ailleurs, le bureau du procureur a indiqué qu’il est en discussion avec le ministère Suisse des affaires étrangères sur la levée de l’immunité du président Herzog. Pour rappelle, la suisse ne reconnait pas la territorialité des crimes contre l’humanité, plus connue sous le nom de justice universelle. Informer des plaintes qui le cible, le président Herzog a déclaré que ces plaintes visent à nuire à la réputation d’israël.
Bien que le contenu des plaintes n’a pas été révélé mais serait très probablement lié à la guerre qu’Israël mène à Gaza. Ces plaintes ont été déposées par le groupe connu sous “Legal Action Against Crimes Against Humanity” ou “l’action légale contre les crimes contre l’humanité” qui demande une ouverture d’une enquête criminelle en parallèle de la demande de l’Afrique du Sud qui a déposé le 29 décembre 2023 une plainte contre Israël pour génocide des palestiniens de la bande de Gaza auprès de la Cour Pénale Internationale. Les détails sur ce que ce groupe reproche au président Israélien Herzog ne sont pas connus. Cependant, le président a fait plusieurs déclarations qui mettent en doute l’innocence des civils palestiniens ce qui sous entend justifier leurs extermination et sur une vidéo on le voit même signé sur un obus destiné à être utilisé pour bombarder Gaza. Les bombardements sur la bande de Gaza ont fait jusqu’à ce jour 25’000 morts (1% de la population) dont 70% sont des enfants et des femmes, 1.9 million de déplacés selon le Dr A. Kidraa du ministère de la santé à Gaza et ont détruit 70% des bâtiments selon une étude faite par satellite publiée par le NY times et le Financial times. Le ministère public a déclaré qu’il communiquera sur les suites qu’il donnera à ces plaintes.